Au Niger, le Projet BAMiSA innove.

Avril 2017

L'Association Nigériennes des Femmes Diplômées, présidée par Mme Maïmouna Soumaye, a mis en route un nouveau Maquis Bébés dans le quartier Satu de Niamey.
Pour les précédents Maquis Bébés qui ont fonctionné dans les quartiers Koubia, Riad et Dan Zama grâce au partenariat de l'Association MANEGA de Rives en Seine, la farine BAMiSA était produite dans un atelier de Niamey sans que les mamans ne sachent comment était faite cette farine.
L'ANFD va maintenant au-delà de la distribution de bouillies aux enfants en difficulté nutritionnelle. Dorénavant, ce sont les mamans elles-mêmes qui fabriquent la "farine composée" (Mil-Soja-Arachide) et le "malt pour la bouillie". Et au lieu d'utiliser les sachets de farine conditionnés à l'atelier, les mamans r
epartent avec leur farine conditionnée dans des petits seaux. Mme Maïmouna Soumaye nous a envoyé le 26 avril le courriel et les photos suivantes :

"Bonjour Docteur,

Comme vous avez constaté sur les photos, aujourd'hui on a commencé le maquis bébé du quartier Satu.

J'ai eu l'idée de faire des étiquettes et les petits seaux, comme on n'a plus des sachets et pour innover un peu. J'ai acheté 24 seaux pour commencer. J'aimerai avoir votre avis par rapport à cela. Les étiquettes ont coûté cher comme c'est juste les 24 qu'on m'avait imprimé : 300 f l'unité

Avec les femmes ont a décidé de faire un maquis bébé [innovant], au lieu de faire comme celui de Dan Zama. Cela nous permet d'avoir une activité permanente à Niamey. Et presque toutes les femmes ont participé à la fabrication.

Le jour du recensement on a eu 86 enfants".

Bien des choses à tous!
Avec mes amitiés,
Maimouna

Dans quelques semaines, quand le Maquis Bébé sera terminé, les mamans pourront continuer à préparer de la farine composée et la bouillie liquéfiée à leur domicile. Un nouvel aspect du projet BAMiSA se met en place grâce à l'initiative d'acteurs locaux. Cette appropriation par les mères de la recette de farine et de bouillie est déjà en place à Koni (Niger) et à Maroua (Cameroun).

L'APPB encourage les acteurs locaux à favoriser cette appropriation qui à terme permettra "Aux peuples de se nourrir eux- mêmes" et "aux mères de nourrir elles-mêmes leurs enfants"

Cette façon d'envisager le projet BAMiSA comblerait les vœux de l'administrateur des programmes UNICEF au Burkina, Mr Ernesto Lopez, qui, dans le film "La bouillie qui sauve" réalisé en 1995, souhaitait que la farine MISOLA soit de fabrication "domiciliaire". C'est le projet BAMiSA qui réalise son rêve.


Fabrication de farine BAMiSA par les mamans du Maquis Bébé du quartier Satu de Niamey


Conditionnement du malt (farine de maïs germé) qui sera placé dans les seaux.
Ce malt permet de liquéfier la bouillie épaisse, sans ajouter d'eau.

 


Préparation de la bouillie pour les enfants du quartier Satu,
en présence de la présidente de l'Association Nigérienne des Femmes Diplômées, Mme Maïmouna Soumaye


Les petits seaux de farine avec leur sachet de malt.
Une étiquette plastifiée est collée sur des petits seaux achetés sur place.
Ces seaux remplacent les sachets plastiques et seront réutilisés par les mamans
Lors des séances suivantes de fabrication de farine

Les mamans repartent avec la farine qu'elles ont fabriquée elles-mêmes.

Comment nous engager davantage dans la lutte
contre la malnutrition infantile?

Projet BAMiSA, le 7 septembre 2016

           Le "Sommet de la nutrition pour la croissance" 2016 s'est tenu à Rio, à la veille des Jeux olympiques. Ce Sommet appelle à la fin de la malnutrition d’ici 2030(1).

          Le Réseau de la société civile (burkinabè) pour la nutrition"RESONUT", a organisé à Ouagadougou une conférence de presse le 4 août 2016 dans la continuité de ce Sommet. Le RESONUT appelle la société civile à s'engager dans la lutte contre la sous-nutrition aux côtés des gouvernements. Cette Conférence de presse a été relayée par le journal LE FASO. (Lire ci-dessous l'article signé Aïssata Laure G. Sidibé)(2).

          L'Association de Promotion du Projet BAMiSA (APPB) souhaite poursuivre son engagement aux côtés des acteurs du projet BAMiSA qui interviennent dans les pays touchés par la malnutrition infantile.

La malnutrition des enfants "demeure extrêmement préoccupante en Afrique de l’Ouest et Centrale" et à Madagascar comme le rappelle l'article publié par LE FASO.Si, au Burkina Faso, la prévalence de  laMalnutrition Chronique a un peu diminué puisqu'elle est passée de 35% à 30,2% entre 2010 et 2015, la prévalence de la Malnutrition Aigüe aurait, elle, augmenté, passant de 8,6% en 2014 à 10,4% en 2015 (selon les chiffres donnés par le Président du RESONUT).

          La situation du Burkina Faso n'est malheureusement pas une exception et dans de nombreux pays un enfant sur 10 souffre toujours de Malnutrition Aigüe entre 0 et 5 ans ! Et 3 enfants sur 10 souffrent de Malnutrition Chronique ! Compte tenu de l'augmentation de la population d'enfants, le nombre d'enfants malnutris serait donc en augmentation.

          Ce bien triste constat laisse penser que les stratégies mises en place depuis des décennies ne sont pas efficaces. Ces stratégies font le plus souvent appel à la distribution(5) de vivres et d'Aliments Thérapeutiques Prêts à l'Emploi (ATPE).

Le Projet BAMiSA promeut l'Éducation Nutritionnelle.

          Comment le Projet BAMiSA pourrait-il s'inscrire davantage dans cette lutte ? Comment faire passer le message que l'éducation nutritionnelle proposant la préparation de bouillies amylasées locales de haute valeur protéino énergétique, mise au point dès les années 1990, (Misola, Bamisa, BAL-120) est une solution plus efficace et plus pérenne que la distribution de vivres et d'ATPE ? Or, la liquéfaction (au lieu de la  dilution) des bouillies épaisses ne coûte rien, est très simple et permet de prévenir la malnutrition(3) avec les ressources locales.
          Le Projet Bamisa démontre que le "Droit des mères à nourrir elles-mêmes leurs enfants" et le "Droit des peuples à se nourrir eux-mêmes", peuvent être mis en œuvre pour libérer du fléau de la malnutrition infantile, au moins les populations qui ne sont pas soumises à une grave insécurité alimentaire(4).

Appel aux acteurs du Projet BAMiSA

          Comment faire reconnaitre l'efficacité de nos pratiques auprès des autorités et des organismes qui ont pour  mission la lutte contre la malnutrition? 
          Comment pouvons-nous nous "Investir largement dans les interventions à la fois sensibles et spécifiques à la nutrition" comme le propose le Président du RESONUT ?

          Si l'aspect financier reste important pour lutter contre la malnutrition, il faut que l'argent destiné à cette lutte soit utilisée de façon à mettre en place des "Remèdes appropriés". Pour le Projet Bamisa, ces "remèdes" font appel à l'Education Nutritionnelle des mamans, à la formation des responsables de santé sur les thèmes d'alimentation et de l'utilisation des amylases locales, au développement des filières agro-alimentaires locales. Ces thèmes valent sans doute mieux que les distributions sans discernement de vivres qui tranquillisent les Etats, empêchent la ''prise de responsabilité des familles'' (empowerment), paralysent l'économie locale et instituent la dépendance.

 

(1) http://scalingupnutrition.org/fr/news/sommet-de-la-nutrition-pour-la-croissance-a-rio-les-dirigeants-mondiaux-
(2) www.lefaso.net
(3) Comme les bouillies épaisses composées de céréales et de légumineuses grasses.  Voir BAL-120 sur le site www.bamisagora.org
(4) Cf. le film du CIRAD "Le paradoxe des haut bassins" qui montre que la malnutrition existe dans les zones agricoles excédentaires www. vimeo.com  CIRAD›
(5) Ces vivres et les ATPE sont le plus souvent d'origine étrangère, pour le plus grand profit de l'agro-industrie. Ainsi l'argent dépensé pour la lutte contre la malnutrition reste entre les mains des pays donateurs et de leurs entreprises.

Dr François LAURENT
Président de l'Association de Promotion du Projet BAMiSA
www.bamisagora.org

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Article du journal "Le Faso" du 5 août 2016

« Malgré les efforts consentis par les Etats d’Afrique de l’Ouest, du Tchad et Madagascar, la situation demeure extrêmement préoccupante en Afrique de l’Ouest et Centrale, puisque 5,9 millions d’enfants de moins de cinq ans risquent de souffrir de la malnutrition aigüe cette année, dont 1,9 millions dans sa forme sévère, si des remèdes appropriés ne sont pas apportés », peut-on lire dans la déclaration de la société civile sur la lutte contre la sous-nutrition en Afrique de l’Ouest, au Tchad et à Madagascar. Elle a été rendue publique par le réseau de la société civile pour la nutrition (RESONUT) lors d’une conférence de presse, ce 4 août 2016 à Ouagadougou.

« L’objectif de cette rencontre, c’est de faire un plaidoyer pour que la question de malnutrition soit prise en compte par tous les intervenants, que ce soit au niveau étatique qu’au niveau des organisations afin qu’on puisse dans le court, moyen, long terme booter cette problématique hors de nos nations », a déclaré le président par intérim du Réseau de la société civile pour la nutrition (RESONUT), Aimé Parfait Coulidiaty.

Pour ce faire, il a invité les pays à s’investir largement dans les interventions à la fois sensibles et spécifiques à la nutrition. « Nous, société civile d’Afrique de l’Ouest, du Tchad et de Madagascar, demandons aux Etats d’agir urgemment. Agir pour la vie. Agir pour inverser la tendance. Agir pour écrire une nouvelle page de l’histoire des enfants en Afrique à transmettre aux générations futures (…) », a-t-il lancé. Aussi a-t-elle recommandé aux gouvernements des pays concernés, l’organisation d’une conférence régionale de haut niveau pour l’adoption d’engagements financiers forts d’ici 2017 ; à garantir un financement adéquat de la nutrition en consacrant au moins 3% de leur budget à la nutrition, d’ici à 2020, entre autres.

Dans la même dynamique, M. Coulidiaty a réaffirmé l’engagement de la société civile à lutter contre la sous-nutrition aux côtés des gouvernements et à jouer pleinement son rôle. « La société civile africaine s’engage à soutenir et accompagner la formation et la mise en œuvre d’une politique nationale pour la nutrition et l’amélioration à travers des espaces de dialogues multi-acteurs d’ici 2018 ; assurer le suivi budgétaire de la nutrition avec une implication effective des communautés et des parlementaires aux niveaux national et régional d’ici 2018 », a-t-il rassuré, avant de poursuivre : « Elle s’engage également à encourager les gouvernements à prendre de engagements chiffrés en faveur de la nutrition d’ici 2020 et contribuer à la mobilisation des ressources, notamment par les financements innovants

La malnutrition persiste au Burkina Faso malgré les efforts du gouvernement

La malnutrition est une question de santé publique, d’alimentation, mais surtout une question de développement global impliquant plusieurs secteurs (Santé, agriculture, eau etc.). Malgré les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires, les différentes formes de malnutrition demeurent à des niveaux élevés au Burkina Faso. Pour preuve, a dit le président du RESONUT, plus d’un million d’enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique ; un enfant sur 10 souffre de malnutrition aigüe et est à haut risque de décès, un enfant sur 2 qui décède également au Burkina Faso a souffert de malnutrition. Pour ce qui concerne la prévalence en 2015 de la malnutrition aiguë globale, il a annoncé qu’elle est de 10,4% contre 8,6% en 2014. Quant à la prévalence de malnutrition, elle est en légère baisse et est passée de 35% en 2010 à 30,2% en 2015.

Le RESONUT, est  un regroupement de 31 organisations de la société civile qui travaillent dans la vision de faire du Burkina Faso, un pays exempt de faim et de nutrition. Le but de cette structure est d’assurer la concertation et la coordination société civile engagée en faveur de l’amélioration de l’état nutritionnel des populations Burkinabè."

 

Journées d'Excellence de la Recherche Scientifique et de l'Innovation
Yaoundé, Cameroun, les 24 et 25 août 2016

   

L'association Progrès-Plus, présidée par Mme Anne Marie Makollo, a été sélectionnée pour présenter ses productions aux "Journées d'Excellence de la Recherche Scientifique et de l'Innovation" organisée par le gouvernement camerounais pendant 2 jours à Yaoundé.

L'association Progrès-Plus y présente ses productions et ses thèmes d'éducation nutritionnelle, en particulier la farine BAMiSA, le malt et le concept BAL-120.

Mme Makollo explique ce qu'est le malt et son usage et offre des échantillons. Elle explique comment préparer des bouillies de haute valeur protéino énergétique à partir des produits locaux pour préparer des Bouillies Amylasées Locales à 120 Kcal.

 

visite du stand progès plus

"Le Délégué du gouvernement et sa suite visite le stand de Progrès Plus"

Contacts de l'association Progrès-Plus :
BP 15 MBALMAYO
Tél : 00 237 696 15 79 57
progresplus@yahoo.fr
makollo_annemarie@yahoo.fr

Article mis en ligne sur le site de
l'Observatoire Social Diocésain de Besançon
(Taper OSD Besançon BAL-120)

Solidarité Nord-Sud  -  janvier 2016

 

La  mort massive des jeunes enfants des Pays du Sud 

Par Xavier LAURENT, agronome pendant 20 ans au Cameroun et au Burkina Faso, Frères des écoles Chrétiennes de Besançon, Membre fondateur de l'Association de Promotion du Projet BAMiSA.

Pour mettre fin à ce scandale persistant et occulté. Pour prévenir et lutter localement et durablement contre la malnutrition infantile dans les Pays du Sud, il faut développer les « BAL-120 » (1)  

 

Réjouissons-nous ! …la mortalité des Nourrissons et Jeunes Enfants de moins de cinq ans a considérablement diminué dans le monde depuis 30 ans. Passant, selon l’UNICEF, de 12,7 millions de décès en 1990 à 5,9 M en 2015. Cela est dû, entre autres,  aux massives campagnes de vaccination et aux efforts faits par beaucoup de Gouvernements, d’ONG et d’OI pour offrir de meilleurs services aux mères et aux jeunes enfants (2). Bravo !

Description : maman donnant bouillie MPBB 06

Et pourtant, il reste, en 2015, 16.000 nourrissons et enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque jour, dont environ 7.000 à cause de malnutritions ! (2)  Et cela en dehors des zones de pénuries alimentaires diverses ou de conflits ! Pourquoi en est-on encore là ?

            Le constat est fait de l’inefficacité relative des efforts faits pour diminuer durablement cette malnutrition infantile chronique. Efforts qui, jusqu’à présent et sauf exception, se sont cantonnés à la distribution efficace mais sans lendemain, généreuse, massive et désordonnée par des ONG et OI, de compléments alimentaires (3)  industriels coûteux, créant dépendances et humiliations et soumission des mamans et des États ! Compléments le plus souvent importés ou sous tutelle occidentale. Certains sont des produits excellents pour des usages précis mais appliqués sans lendemain à d’autres contextes… Certaines farines contiennent (invisibles) des amylases industrielles pour liquéfier la bouillie. D’autres donnent des bouillies encore trop épaisses pour être avalées par les petits. Les mamans se trouvent alors obligées de diluer à l’eau ces bouillies épaisses dont la valeur énergétique (40-60 kcal/100ml) n’atteignent plus celle nécessaire, demandée par l’OMS-UNICEF  ! (120 kcal /100ml)

            Vendre, distribuer… des « Farines » (à qui ?) ou, pire, des bouillies toutes faites, est-ce même un début de solution ? Ou du « business » fort peu « social » car sélectif, non durable et non &eacut;ducatif !

 

Que proposer ? Que faire ?         :      « Liquéfier » et  non « diluer » !
     
            Le problème  des bouillies épaisses est bien connu des universitaires depuis plus de trente ans.
            La solution ? : Il faut liquéfier et non diluer toutes  les bouillies épaisses et chaudes pour obtenir la BAL120.

            C’est très facile avec une amylase locale et même familiale. Et cela sans utiliser d’eau au delà du nécessaire : soit 200 ml d’eau pour 60 g de Matière Sèche par  bouillie (4).  Cette manière de faire (la liquéfaction amylasique des bouillies, même familiales) a été proposée déjà à la  Conférence Internationale sur la Nutrition,  (Brazzaville1991) par le Professeur J.C DILLON. Mais beaucoup de chercheurs ont, hélas, opté depuis  pour les seules préparations artisanales et/ou industrielles de  farines à mettre sur le marché !  

            Et pourtant il suffit de liquéfier, dans le bol de l’enfant, les bouillies chaudes et trop épaisses, avec une des amylases locales que sont le malt local, (trois pincées), un peu de salive (une cuillère simplement mouillée de la salive de la maman) ou du lait de la maman (une petite cuillère par bol). N’est-ce pas un point incontournable à introduire dans tout Programme d’éducation nutritionnelle ? ONG, OI , OMS, UNICEF, PAM ?

 

Il est difficile de comprendre cette opposition apparemment systématique à  l’autonomisation des mamans pour « nourrir elles mêmes leurs enfants » ! Une explication hélas probablement en grande partie juste, a été  proposée en 2010 par Jean-Pierre PAPART et Michel ROULET (TdH Suisse) : cf. sur internet « Le marché mondial des enfants affamés ». Description : Burkina

            Suite au Congrès de Brazzaville une association, MISOLA®, a repris ce concept de liquéfaction de bouillies chaudes par les amylases familiales. Mais ce concept est abandonné par MISOLA en 2008 au profit des amylases industrielles importées incorporées aux farines, en ateliers. D’où dépendances multiples et impossibilité de faire, sur ce point, une quelconque éducation nutritionnelle ni de reproduire à la maison !

Actuellement ce concept de liquéfaction par les amylases locales est  repris et  poursuivi par quelques membres (fondateurs de Misola) dans une autre association, en 2009, sous le nom de A.P.P.B. (Association de Promotion du Projet BAMISA) (Bouillies Amylasées MiSoja Arachides).

            L’important en effet est d’avoir non seulement de bonnes « farines » mais de bonnes « bouillies », les « BAL-120 », reproductibles en tout temps et en tous lieux par toutes les familles, avec les seuls moyens locaux.

Si ce concept des Bouillies énergétiques locales  (BAL-120) vous intéresse….

            Il est libre de droit et de brevet ! Il est partout  possible de le  mettre en place de façon autonome, même par Internet, par des partenaires du Sud. Il ne coûte que le temps (long il est vrai, mais c’est durable) de l’éducation nutritionnelle des personnels de Santé et des mamans. …Quelques Associations, ONG et ONGI commencent à s’intéresser à ce concept…et s’y sont même engagées, allant jusqu’à produire localement (dans six pays) de la farine… et à faire liquéfier les bouillies.

            Une documentation très précise sur ces bonnes  bouillies et les bonnes farines est disponible sur le site très détaillé de cette Association  de Promotion du Projet BAMiSA qui répondra volontiers à vos interrogations et compte sur vos dons…www.bamisagora.org   

            Un certain nombre d'associations africaines souhaitent aussi se lancer dans un projet BAMiSA avec l'appui financier et humain d'associations françaises   contact@bamisagora.org

 

Xavier LAURENT 
16 rue Andrey  25000 Besançon  Tél : 03 81 47 80 81            xlaurentb@yahoo.fr

(1)  « BAL-120 » Bouillies Amylasées Locales (cf wikipédia), à 120 kcal / 100ml,  par analogie aux ATPE (Aliment Thérapeutique Prêt à l’Emploi) F-75 et F-100 utilisés par les ONG et Services de Santé, qui apportent à l’enfant  75 et 100 kcal / 100ml
(2) Chercher autour de « OMS UNICEF Malnutrition moins de cinq ans 2014 »   sur internet
La dénutrition et la malnutrition restent donc les premières causes de décès dans cette tranche d'âge !
(3)  En complément à l’allaitement maternel… avec parfois, hélas, substitution ou concurrence à cet allaitement !
(4) Les mamans« diluent» la bouillie jusqu’à seulement 10 ou 20 g de MS pour 200 ml d’eau. 40 Kcal /100 ml c’est la valeur des Soda ! Il  faudrait chaque jour 2,5 litres de ces pauvres bouillies pour obtenir les 1000 calories nécessaires à un enfant de un an. Noyé par la bouillie diluée l’enfant ne tête plus …Le lait maternel tari ! Sevré trop tôt l’enfant dépérit.

25/02/2016                                                                                                                                             télécharger le document

                        ASAPAC                        
août 2015

LA FARINE INFANTILE BAMiSA® ENFIN A BANGUI

L'association Solidarité Centrafrique (ASC) et l'Association des Amis du Paysan d'Afrique Centrale (ASAPAC) ont officiellement lancés le 9 juillet 2015 la Production Artisanale de la farine BAMiSA® à Bangui (République Centrafricaine), pays en proie à la malnutrition infantile.

La création de cette Unité de Production BAMiSA pérennise les activités et les engagements de ces deux acteurs oeuvrant depuis plusieurs années dans leur lutte contre la malnutrition infantile en Centrafrique.

Le Projet BAMiSA est coordonné par l'Association de Promotion du Projet BAMiSA (APPB) www.bamisagora.org . Les acteurs locaux qui luttent contre la malnutrition peuvent mettre en oeuvre librement ce concept.

La farine BAMiSA est composée de Mil ou éventuellement de Maïs, de Soja, d'Arachide, de Sucre et de Sel Iodée. Cette farine est fabriquée selon des procédés artisanaux. Elle est conçue pour préparer des bouillies destinées en priorité aux nourrissons du deuxième âge et aux enfants. La liquéfaction par une amylase * locale permet d'obtenir une bouillie de haute densité protéino-énergétique (BAL 120 **).

La farine BAMiSA est conditionnée en sachet de 500g. Un sachet permet la préparation de 8 bouillies liquéfiées de 250 Kcal chacune.

Plusieurs unités de fabrication de cette farine infantile ont été mises en place notamment au Burkina Faso, au Tchad, au Niger, au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Cameroun. La mise en place de l'Unité BAMiSA à Bangui permettra de :
     - Soutenir la lutte contre la malnutrition infantile en Centrafrique ;
     - Améliorer l'éducation nutritionnelle auprès des familles ;
     - Lutter contre la pauvreté par la mise en place d'une activité génératrice de revenu et par l'achat de matières premières locales auprès des paysans.

L'association Solidarité Centrafrique et l'Association des Amis du Paysan d'Afrique Centrale lancent un vibrant appel aux différents acteurs de la lutte contre la malnutrition infantile pour les aider à inverser la courbe de ce fléau en Centrafrique.

Pour avoir plus d'information concernant cette farine merci de contacter :

Madame Lena NDIAYE Présidente ASC Bangui 
Tél portable : 00236 75 50 44 62
Courriel : ndiayelena@yahoo.fr

Mr Eric POUNEWACHY President ASAPAC Bangui
Tél portable : 00 236 75 50 41 27 ou 70 09 02
Courriel : epounewachy@yahoo.fr

Mr Jean-Michel COTTEREAU, Président ASAPAC France
Tél: fax 00 33 (0) 1 74 52 58 07   Tél port 00 (0) 6 03 11 68 56
Courriel : jean-michel.cottereau@noos.fr
Site web : www.asapac.fr

Madame Adeline BOKOLI-PATASSE Présidente ASC France
Tél portable : 06 51 82 60 12
Courriel : adelinepatasse@yahoo.fr
Site web: www.solidarite-centrafrique.org

 

 

                      

                     

 

 

                              

 Wikipédia projet Bamisa
2   Amylases : Produits naturels ou enzymes qui décomposent (digèrent) les amidons cuits (pâteux) et les transforment en divers sucres liquides.
L’amylase liquéfie la bouillie chaude dans le bol. Elle est contenue dans du malt (farine de céréale germée). Bamisagora, forum sur la malnutrition infantile

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Reçu le 16 mars 2014

ASAPAC

PARTICIPATION DE NOTRE  ASSOCIATION ASAPAC  A SOUTENIR LES  ENFANTS
CENTRAFRICAINS  DE LA MALNUTRITION  DANS LAQUELLE ILS SONT  ARRIVES

A notre assemblée ordinaire du 14 Décembre 2013, tous d’un commun accord nous avons émis le vœu de faire « quelque chose » pour la Centrafrique.
Dès 2014 lors de la même assemblée du 18 janvier nous avons décidé ensemble d’aider l’orphelinat à accueillir ces 8000 réfugiés venus trouver un semblant de paix au sein de cette paroisse  Charles de Lwanga.
Nous avions en 2007 mis en place une unité de fabrication de farine infantile [BAMiSA] à Moissala au Tchad. Nous nous sommes posé la question si l’achat de biscuits vitaminés demandés par le Père  Anicet pouvait être la solution. Nous sommes donc entrés en contact avec Lactalis Nutrition Santé qui nous fit la proposition de Nutra’Cake conditionnés en carton de 50 biscuits au prix de 15,40 € franco de port en France. Pour les 4 000 enfants présents cela représentait la coquette somme de 12.380  €, somme que nous n’avions et qu’il était difficile d’acquérir auprès de nos bailleurs réguliers.
Après un contact téléphonique avec le Docteur Laurent François, nous avons pu trouver une solution pour que la future farine infantile ne soit pas fabriquée au Tchad mais au Cameroun. Cela était important car les évènements qui se déroulaient en RCA  alors laissaient apparaître un sentiment de haine contre les soldats Tchadiens présents sur le sol Centrafricains. Après échange de mail avec le Cameroun et l’association Progrès plus à Mbalmayo (50 Km au sud de Yaoundé) nous avons demandés que nous soit proposé un devis pour une tonne de farine infantile Bamisa, produite depuis 2009 par cette association.
Début janvier, vers le 15, nous avons reçu un devis qui convenait à nos capacités financières d’une part et équivalente ou plus du point de vue énergétique aux biscuits Nutra’Cake. Un tableau comparant les deux formules ne laissait aucun doute possible.
Après quelques  jours d’attente nous obtenions le devis de Progrès plus s’élevant à 2.153,46 €. Les premiers ennuis commençaient car le Rib reçu de l’association pour faire le virement était incomplet. La chance nous sourit puisque à Paris la Banque de Mbalmayo avait une succursale. Nous avons donc fait le virement qui ne sera perçu que 10 jours après le versement.
Sous l’impulsion de Xavier Laurent, Agronome et frère de François, la Présidente Madame Makollo Anne Marie décidait d’acheter les céréales et les oléagineux. La fabrication était lancée.
De notre côté nous avons cherché dans nos relations des transporteurs Camerounais susceptibles de transporter cette tonne de farine de Mbalmayo à Douala tout en ayant une capacité de stockage adéquate pour stocker nos sacs de farine avant l’embarquement par terre ou par air. Au total 5 prétendus transporteurs indépendants nous firent parvenir par mail des chiffres mais rarement des factures pro format. D’autres demandaient le versement en France.
Auprès de Necotrans (que nous avions connus pour d’autres transports au Cameroun) nous avons pu obtenir des prix entre Mbalmayo et Bangui par la route. Nous étions fin janvier et déjà les colonnes de semi-remorques chargées attendaient une éventuelle protection de l’armée française de la frontière Camerounaise Centrafrique à Bangui. Les tarifs demandés alors pour notre tonne étaient de 6.000 €. Une fois cette protection arrivée le prix passa à 3.800  €
Il nous était difficile d’admettre ce tarif. Nous avons alors fait appel à la cellule crise du Ministère des Affaires Etrangères grâce au conseil d’un ami. La première information que nous avons pu obtenir était celle de l’Ambassadrice de France à Yaoundé qui annonçait  la présence d’un pont aérien entre Douala et Bangui pour le P.A.M. Quelques jours suivants cette info n’existait plus. Par contre l’appel fait à la cellule d’urgence nous a permis d’être mis en contact avec une dame du P.A.M. qui accepta de nous donner une adresse mail du représentant  du PAM à Bangui. Ce mail nous revint avec un choix à faire entre le terrestre et l’aérien. Nous avons opté de suite vers la deuxième formule. Ce fut le sésame  pour entrer dans cette organisation internationale et connaître les gens, les tarifs.
Ces contacts furent toujours très courtois malgré mes questions embarrassantes sur le transport d’un produit pas encore fini d’être fabriqué, à 350 km de l’aéroport !!!.
Lorsque petit à petit cette tonne de farine se fabriquait à Mbalmayo, j’entrais dans les méandres administratifs de cette organisation c’est-à-dire les documents à remplir bien souvent en anglais.  
J’ai pu savoir enfin que

  1. 2 allées et retours par semaine d’un petit avion Dash 8 bi turbopropulseur existait les mercredis et samedis et que le compartiment cargo pouvait prendre notre tonne en 2 ou 3 fois
  2. Que les colis ne devaient pas dépasser 32 kg
  3. Qu’il me fallait faire une demande de fret en remplissant un formulaire  de réservation
  4. Qu’il fallait déposer à l’aéroport de Douala en remplissant les formalités nos colis numérotés du booking et que notre transitaire devait se rapprocher du personnel PAM pour les modalités pratiques de chargement particulièrement pour le transport des colis de la zone fret au pied de l’avion en zone passager pour embarquement
  5. Sur le stockage de nos colis à Bangui nous devions recevoir plus de précisions ,,, ???

Dès ce moment la date de fin de fabrication de la farine était le point de départ de toute réservation et de paiement du transport aérien.
Nous avons du payer 1 Dollar du kilo. Il fallut faire un virement. La encore nouveau problème : la Centrafrique était sous embargo si bien nous dûmes demander au PAM le RIB de leur Banque au Cameroun pour pouvoir leur virer l’argent. Pendant ce temps la farine était prête à voyager !!! La programmation sur le vol du Mercredi était faite. Le personnel PAM de Bangui ne nous prévint que tard le lundi si bien que Necotrans demanda le report au Samedi du transport pour pouvoir aller chercher les 35 sacs de farine de Mbalmayo L’autre problème de ce changement était le numéro apposé sur les colis qui devait être changé peut-être ? Heureusement que les personnes responsables acceptèrent de conserver le même numéro. Notre tonne  fut chargée à Douala vers 14 h et atteignit Bangui M’Poko vers 17h 30. Le Père Anicet était là avec son pick up Toyota et pu charger les sacs en les comptant avec hélas un manquant. J’avais espéré que l’Ambassade de France à Bangui après avoir été prévenu par une amie (Sœur) puisse venir assister au chargement et montrer aux journalistes présents que j’avais prévenu que les responsables étaient là. C’était méconnaître nos diplomates qui dès le vendredi après midi sont en hibernation. Ils avaient demandé de mettre les colis dans un hangar de l’aéroport et que lundi ils viendraient les retirer. Ils n’étaient pas au courant qu’aucun stockage ne peut se faire sur les vols PAM. Ces hangars du PAM en ce moment sont pleins et notre demande ayant été refusée 
En résumé il serait  compréhensible que notre association ne recommence pas un telle opération et envisage dès maintenant à ce que la RCA et particulièrement le Ministère de l’Agriculture  produise cette farine qui est à base de céréale (maïs) et d’oléagineuses  Soja, Arachide.
                                                                         Le Président ASAPAC
                                                                            J .m . Cottereau
N.B. Pendant ce mois de Février le Cameroun a eu 2 jours fériés 
P.S. Il nous faut maintenant organiser la distribution correcte de cette bouillie aux enfants en malnutrition. Sur place à la Paroisse Charles de Lwanga 2 Sœurs tiennent le dispensaire et une doctoresse qui s’intéresse à la farine Bamisa va se joindre à elles. C’est tout au moins ce qu’elle mentionne dans un mail.
Je viens d’avoir la Doctoresse Waboulou Philomene et le Père Anicet pour bien organiser la distribution a ceux qui en ont besoin. Une liste existe parait-il mais il va falloir la revoir devant le nombre important d’enfants à l’orphelinat ou cela doit passer en priorité je pense.
                                                          

Coût de l’opération 4 857,44 €
Financements : Dons +  Mairie de Massy + ASAPAC        

____________________________________________________________________________

 

Cher(e) ami(e)s bonjour,
C’est l’histoire……
Je tiens à vous faire le résumé de cette opération humanitaire qui vient de s’achever par le transport aérien (grâce au PAM) d’une tonne  de farine infantile Bamisa  conditionnée dans 1995 sachets plastiques de 500 gr puis dans 35 sacs .Je vous ferais parvenir plus de détails sur l’énergie qu’il nous a fallu pour assumer notre décision d’intervenir humanitaire ment en Centrafrique  devant le chaos que ce pays continue de supporter
Pour toutes celles ou tous ceux qui nous ont permis  de lancer cette opération je tiens à vous remercier énormément car sans vous, j’aurais vite baissé les bras tant les difficultés rencontrées ont été énormes  Voici le bilan financier :

Dons reçus                  2600,00 €                                      Achat farine                                2153,46 €
Mairie + asapac          2260,00 €                                     Transport terrestre                      1875,00 €
                                                                                         Transport aérien UNHAS              828,98 €
                                       _______                                                                                          ________
                                    4860,00 €                                                                                          4857,44 €
Il nous faut maintenant organiser la distribution correcte de cette bouillie aux enfants en malnutrition .Sur place à la Paroisse Charles de Lwanga 2 Sœurs tiennent le dispensaire et une doctoresse qui s’intéresse à la farine Bamisa va se joindre à elles c’est tout au moins ce qu’elle mentionne dans un mail.
Si vous avez des questions je suis là pour y répondre
Je ferais une chronologie complète de cette action pour les annales de l’ASSOCIATION.
Merci encore à vous.
Cottereau
Président ASAPAC

TAMBACOUNDA

 

Formation à la production de farine BAMiSA au SÉNÉGAL
Tambacounda du 24 juin au 1er juillet 2013

Projet Bamisa – Unité de Production Artisanale  Tambacounda

 

Présences : 

- la formatrice :                        Marie Hélène Ngom  -   Caritas St. Louis  -  Tél. n° 77  443 46 44 
                                                Adeline    : assistante - AMD -Tél. n° 77 794 31 52
- Les participantes :                Yvette Ndoye, Mme Mbengue - UPA Tamba - Tél. n° 77 553 78 89
                                                Berthe Tine, Mme Sarr  -  UPA Tamba  -  Tél. n°  77 729 73 47  -
                                                Rouguiatou  Mar  -  N’ SAMM Podor  -  Tél. n° 77 561 74 56  -
- Les sœurs de St. Joseph :   Sr. Viviane Tine, Sr. de St. Joseph d’Annecy  -  tél. n° 77 956 89 68
                                                Sr. Germaine Boubane  -  SSJA  -  Tél. n° 77 228 06 89 -
                                                Sr. Monique Pégatoquet  -  SSJA  -  Tél  n° 77 608  67 62  -

 

 

 

1ère journée du 24 /06 /13 :
        9h    : arrivée
        13h : repas / repos
        16h : reprise
        18h : fin du travail

Chacune s’est présentée puis Marie Hélène a fait la lecture du projet Bamisa :
        - son objectif
        - ce qu’il propose
        - sur qui il s’appuie
        - la mise en œuvre
        - la vente de la farine
Suivi d’un partage sur quelques questions.

Les indications spécifiques pour atteindre une bonne qualité bactériologique :
Veiller scrupuleusement à avoir une bonne évacuation des eaux usées afin d’éviter leur stagnation favorable à la survie des insectes ; pour ce faire, il faut :

  • lutter contre les insectes
  • isoler l’unité de stockage et l’aire de séchage de tous les animaux
  • bannir les céréales charançonnées de l’enceinte de l’UPA
  • éliminer toutes moisissures sur les céréales
  • rendre le local de production propre et sain
  • se laver les mains de manière fréquente à partir du moment où les ingrédients ont été grillés et éviter tout autre contact manuel avec les ingrédients et la farine de même que le meunier doit aux normes d’hygiènes.

Marie Hélène nous a également donné l’importance de laver les tabliers après chaque utilisation ainsi que les tamis.
Il a été important de voir l’ensemble du matériel et des céréales achetés. Il nous a semblé que d’autres matériels nous seraient nécessaires tel que : une pelle à poussière et balais, deux pots plastiques mesureur (grand bol)  (1kg), une glacière thermos, 2 nattes, 15m de mélicane (tissu coton pour le séchage des céréales), 1 poubelle, torchons ou confectionnés avec le mélicane, tamis à gros trous, gants, masques et bonnets.

Aussitôt fait, nous nous sommes mises au travail pour produire les 100 premiers sachets :

  • la préparation du maïs – 2kg – triage, lavage, trempage dans l’eau javellisée pendant 2 jours.
  • Le pesage, le triage du soja – 16kg – (8kg x 2)
  • Le pesage, tamisage et triage du petit mil  -  42kg – (21kg x 2)
  • Le vannage, le triage de l’arachide – 10kg -

Le deuxième jour – le 25 / 06 / 13 :

Nous avons poursuivi le travail des céréales :
        Le soja : lavage, séchage, torréfaction au tambour et  décorticage à la décortiqueuse
        Le petit mil : lavage, séchage puis torréfaction.
        Les arachides : Tamisage, triage, torréfaction, dé-pelliculage et vannage.
        Le maïs : nous l’avons regardé et changé l’eau.

NB : Il est recommandé de grillerdes grains non décortiqués afin d’éviter leur brûlure lors du passage dans le grilloir ce qui fait que les enveloppes et peaux seront éliminés après.
Retenons que cette opération reste délicate car de là dépend en grande partie la réussite de la production.
Le décorticage du soja et dé-pelliculage de l’arachide  doit se faire avec soin afin de réduire au maximum le taux final de fibres qui peuvent causer des problèmes digestifs chez le consommateur fragile.

L’utilisation de la décortiqueruse : Faire tourner 3mn avant de déclencher la manette qui fera sortir les grains décortiqués. 

Le 3ème jour – 26 / 06 / 13 :     La mouture et la mise en sachets

Après ces opérations d’où l’on obtient un produit semi fini à savoir des grains grillés et décortiqués, il faut peser les quantités en respectant les proportions et les mélanger pour penser à la mouture.

La mouture de tous les ingrédients ensemble : consiste à mélanger toutes les quantités voulues et permet d’obtenir une farine riche en matières grasses, sans extraction d’huile. (Celle-ci nécessite un moulin de bonne qualité.)

Le tamisage participe à un bon mélange des composants de la farine et en élimine le son restant ; cette tâche se fait en évitant les temps humides.

Pour produire 50 sachets de farine Bamisa, il nous est recommandé de respecter les mesures indiquées d’ingrédients préparés :

        Soja             5 kg
        Mil              15 kg
        Arachide    2, 5 kg
        Sucre         2, 250 kg   (de préférence du sucre cristallisé)
        Sel iodé      250 gr

Cette première expérience a été faite avec 2 mesures bien séparées afin de mélanger au mieux les céréales. (Mesures faites deux fois sur balance 20 Kg)

Très important !!!

  • Travailler très proprement à partir du grillage
  • Il faut moudre rapidement les grains après le grillage,
  • Ensacher rapidement après mouture et tamisage,
  • Utiliser des récipients parfaitement secs,
  • Tamiser aux heures sèches de la journée si possible.

La prise en compte de cette importance permet d’obtenir une farine sèche de qualité.

Le conditionnement : La farine est conditionnée en sachets résistants et hermétiques en séparant le malt qui doit être mis au sommet du sachet.

Récapitulons :
1 - Aspects pratiques de la formation :
Présentation du matériel nécessaire à la production divisé en deux groupes à savoir les équipements d’abord constitués de :

  • Tambour ou grilloir
  • Bassines
  • Seaux
  • Bols
  • Tamis gros trous et tamis fins
  • Nattes ou bâches
  • Draps (mélicane)
  • Thermo soudeur
  • Panier ou vans
  • Calebasses
  • Moulin de l’UPA
  • Balance pour pesée des céréales
  • Balance pour pesée des sachets (2)
  • 2 grandes cuillères
  • Gants,  masques, blouse

Et ensuite de la matière première constituée des éléments suivants :

  • Soja
  • petit mil, ou maïs ou sorgho blanc
  • Arachide
  • Sucre
  • Sel iodé
  • Et le malt de céréale à produire sur la base de sorgho blanc ou de maïs.

Il nous est fait une  recommandation sur le comportement hygiénique et vestimentaire : blouse, masque et gants pour le travail sont exigés après l’étape du grillage.

2 – Les étapes de la production
Les principes généraux de la production portent essentiellement sur :

  • Les indications générales de la production : choisir une bonne qualité des matières premières, leur nettoyage et triage, leur tamisage et le lavage.

Ces indications ont un triple objectif tendant à répondre effectivement aux normes de qualité suggérées ;

  • Le lavage

a) il s’agit là de débarrasser les grains de leur poussière et des moisissures toxiques que l’on retrouve parfois sur le mil et sur le soja. Obtenir une eau de lavage bien claire, les moisissures colorent l’eau en noir.
b) d’hydrater les grains : ce qui permet en même temps d’humidifier pendant quelques heures l’amidon des grains qui sera plus sensible au malt lors de la liquéfaction de la bouillie.
(A vérifier. Cela pourrait expliquer les différence de consistance des bouillies et leur sensibilité à l’amylase).
c) de laver en éliminant d’éventuels insecticides de stockage.

  • Le grillage  des grains consiste à mettre la qualité de la matière première souhaitée dans le tambour ou grilloir (20kg). Cette opération permet d’améliorer la saveur et la digestibilité de la farine, d’en diminuer le temps de cuisson, de détruire certains facteurs antinutritionnels, en particulier les antitrypsines du soja
  • Javelliser les récipients et ustensiles de production afin de les rendre toujours propre.
  • Nettoyer régulièrement le moulin et son manchon
  • Refroidir obligatoirement les grains grillés
  • Porter des blouses très propres
  • Eviter d’effectuer des phases terminales par temps humide
  • Interdire les personnes malades de toute production et toute personne étrangère.

Le 4ème jour – le 27 / 06 / 13 –  La mise en sachets de 500gr et soudure des sachets
 
Nous nous sommes organisées pour cette activité qui comprend : tamisage, mise en sachets et pesage. Puis avons fait l’expérience de la soudure des sachets.
Nous avons obtenu 100 sachets Bamisa (avec le double des mesures données plus haut).

Nous avons observé le maïs en germination et nous lui donnons encore du temps pour se développer davantage. Chaque matin, nous l’observons et nous remplaçons l’eau usée par l’eau potable pour humidifier les graines.
Nous avons  également trié, lavé et laissé sécher le mil et le soja pour une deuxième préparation afin de revoir ce que nous avons appris. La formatrice ne fait que contrôler le travail des participantes.

Le 5ème jour – Le 28 / 06 / 13 - 

Nous avons procédé à :

  • - griller le soja
  • - griller le mil
  • - griller les arachides
  • - laisser refroidir quelques minutes.
  • - faire le mélange des céréales et du sucre et du sel
    5 kg de mil
    5 kg de soja
    2,5 kg d’arachides
    2,25 kg de sucre
    25 gr de sel

Puis, nous avons procédé à la mouture de cet ensemble ; à bien le conserver pour le refroidir.

Le 6ème jour – Le 29 / 06 / 13 -

Dès 9h, nous avons examiné le maïs en vue de la fabrication du malt. Il est bien germé (2cm de germe) Donc, nous l’avons :
- Rincé dans l’eau javellisée et trié à nouveau pour supprimer les graines non germées.
- Laissé égoutter et faire sécher au soleil.

Nous reprenons la farine des différents mélanges cités plus haut pour la tamiser et la mettre aussitôt en sachets.
Dans cette deuxième expérience, nous avons obtenu 47 sachets Bamisa. Nous nous sommes rendu compte que de la farine était restée dans le moulin ; ce qui explique notre résultat, 47 sachets au lieu de 50.

Une partie très importante de la formation est la gestionde l’ensemble :

Pour calculer le prix d’un sachet de farine enrichie, nous sommes partie des prix des matières premières : mil, soja, arachides, maïs, sucre, sel, charbon, sachets pour la farine et sachets pour le malt sans oublier les transports et les communications nécessaires. Nous avons tenue compte aussi de la main d’œuvre des personnes qui auront à travailler dans ce projet ainsi que l’amortissement du matériel.

Pour nous, le prix d’un paquet de farine enrichie Bamisa          de 500 gr sera de 1000 Fcfa.
Dès que possible, il sera bon d’établir un cahier : 

  • Un cahier journal où sont notés au jour le jour, toutes les dépenses et toutes les recettes
  • Des stocks du matériel
  • Des stocks des matières premières
  • Des stocks des matières finies, prêts à la vente.

Le 7ème jour – le 30 / 06 / 13 –   Dimanche repos

Le 8ème jour – le 1er / 07 /13 -   La dernière phase de la fabrication du malt et journée de démonstration de la bouillie Bamisa.

Démonstration de la bouillie Bamisa :
Etaient présents :

  • Mr Boubacar Diallo chargé d’appui à la coopération décentralisée.
  • Mr Etienne Yatt, Mariama Touré  membres de la Caritas Tamba.
  • Anta Dianka, infirmière au dispensaire St. Joseph de Tamba.
  • Sr. Jacqueline Bianquinch SSJA
  • 6 femmes et leur enfant faisant parties du groupe de renforcement nutritionnel du quartier.
  • toutes les personnes en formation Bamisa (notées plus haut)

Marie Hélène a préparé la bouillie. En présentant le sachet de farine Bamisa, elle a donné l’explication : 

  • - de la fabrication de la farine,
  • - de la préparation de la bouillie : Recette 1-2-3
  • - comment la liquéfier
  • - comment cette bouillie peut renforcer la nutrition de l’enfant, des femmes enceintes ou allaitantes.

Mariama Touré  a parlé sur :

  • - l’hygiène de l’enfant 
  • - l’inconvénient  de la malnutrition des enfants.

Etienne Yatt a insisté sur le complément de l’allaitement maternel de l’enfant.

Finitions de la fabrication du malt : mouture, mise en sachets. Un sachet de malt est déposé au-dessus du sachet de la farine Bamisa.

 

Rédaction Marie Hélène et Sr Monique.
Relecture François LAURENT le 4.06.13

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Epernay-Jumelages - nouveau projet Maquis BB

Dès la rentrée, Epernay-Jumelages lance un projet de soutient à la petite enfance de FADA N’GOURMA : MAQUIS BB
En avant première, découvrez ci-dessous les fondements et la mise en oeuvre de ce projet ; pour tout renseignement, vous pouvez contacter GENEVIEVE LAMOTTE, porteuse et animatrice de ce projet : lamotte.ge@wanadoo.fr                site : http://www.epernay-jumelages.org/

burkinaun jumelage est un terrain favorable pour des micro-projets. En matière de solidarité ce sont souvent des déclinaisons ou des illustrations d’actions d’envergure des grandes ONG relayées par la presse.

EPERNAY JUMELAGES a toujours été attentif à la population de FADA et à ses problèmes. Depuis 30 ans maintenant, nous suivons les progrès en matière de nutrition infantile ; Le projet BAMISA né à FADA a vu son succès étendu à plusieurs pays. Mais il reste beaucoup à faire pour que l’ensemble de la population du territoire fadalais en bénéficie.

Nous souhaitons vous donner l’occasion de participer à un geste de soutien. L’idéal est de s’engager pour 3 ans et ce à hauteur de 60€ chaque année
Grâce à 20 donateurs, un maquis BB pourra assurer à la fois le repas d’une trentaine de BéBés sur l’année et l’éducation nutritionnelle des familles
Ce projet suivi par les autorités locales, l’action sociale et la santé est établi dans le respect de la charte de coopération. Les familles participent à hauteur de leurs moyens et par la suite, sauf cas extrême, pourront prendre en charge le cout réel de la bouillie.

Les premières réalisations de maquis dont celui de Bougui financé par les élèves infirmières de l’IFSI, ont montré la disparition presque complète des cas de malnutritions.
La crise alimentaire aggravée nous incite à lancer sans attendre cet appel de fonds car la période de soudure s’annonce désastreuse cette année. Vous lisez les appels des ONG, la population de FADA est touchée aussi comme 60% du Burkina.

Le premier maquis est lancé déjà au nom d’Epernay : celui des élèves infirmières, rejoignez les donateurs et l’équipe organisatrice de ce projet communautaire : l’APPB, l’Association Laafi Biiga, Manega et tous les autres car Fada regroupe 11 secteurs et 40 villages pour une population de 125 000 habitants.

Une feuille d’inscription sera bientôt à disposition, mais vous pouvez déjà faire une réservation d’engagement auprès de Geneviève Lamotte 06 73 40 33 82 et d’Epernay Jumelages par courriel .

La proposition est de faire du soutien sur 3 ans mais chaque don compte pour l’approvisionnement en farine et le fonctionnement des maquis existants et à créer au fur et à mesure de votre engagement.

Merci à vous.

Ouverture d'un Maquis Bébé BAMiSA à Niamey

Sur fonds récoltés par un des coureurs du MARATHON DES SABLES, Mr Sylvain Hémard.

attente

Dans un des quartiers périphériques de Niamey, un MBB s'est ouvert le 5 mai 2012, en accord avec la mairie de Niamey. Dès le premier jour, il y avait 27 enfants.
Mme Aïssata Omar, responsable de ce MBB, a été formée à Fada N' Gourma, au Burkina Faso voisin, en avril 2012. Chaque matin, avant d'aller à son travail, Aïssata passe au MBB pour organiser la matinée et gérer le stock de farine.
Une femme de ce quartier a accepté de prêter la cour de sa concession pour que le MBB puissent s'y tenir. Le matériel de préparation de la bouillie et le stock de farine sont à l'abri chez elle.


préparationUne animatrice prépare la bouillie tous les matins, sauf le dimanche. Elle utilise 5 sacs de farine BAMiSA ce qui permet de préparer 40 bouillies. La majorité des mères pauvres de ce quartier partent de bonne heure en ville pour essayer de trouver un peu de travail ou de nourriture et confient le dernier enfant pour la journée à une "grande fille". Ce sont donc les aînés qui viennent chercher la bouillie avec leur petite soeur ou leur petit frère de 6 mois à 2 ans. Le samedi, quand elle peuvent, les mères se retrouvent pour une causerie autour des thèmes de nutrition de l'enfant.
Les enfants aiment beaucoup la bouillie et leur nombre augmente si bien que les responsables du MBB souhaiteraient ouvrir un second MBB. Mais qui financera ?
Les mères achètent le bol de bouillie au MBB 25 Fcfa, c'est à dire le prix d'une bouillie traditionnelle. Ces 25 F permettent de faire fonctionner le MBB, d'acheter du bois, du savon, du petit matériel. Le prix de revient d'un bol de bouillie BAMiSA est de 100 F. Le MARATHON DES SABLES finance l'achat de la farine, c'est à dire les 75 F de farine de chaque bol de bouillie. (100 F CFA = 0,15 Euros)
La farine est achetée directement à l'Unité de Production (UPA) de Fada N' Gourma, au Burkina Faso, à 300 km de Niamey. En effet, il n'y a pas encore d'Unité de Production Artisanale de farine BAMiSA au NIGER.
A l'heure actuelle, les dons permettent de mener cette action pendant 29 semaines, soit jusqu'à fin novembre 2012.

distribution

Mme Zeine Maimouna Soumaye, à l'origine de ce MBB, est maintenant en poste à ZINDER, la deuxième ville du Niger. Elle voudrait ouvrir aussi un MBB dans cette ville.
Les besoins sont immenses en cette période ou les ressources agricoles sont rares et chères. Le MARATHON DES SABLES, grâce à ses donateurs permet d'améliorer, pendant quelques temps,  l'alimentation d'une quarantaine d'enfants d'un quartier de Niamey en grave difficulté économique. Mais l'ouverture d'autres MBB dépasse les possibilités du MARATHON DES SABLES, à moins que d'autres financeurs se proposent.
Ci-joint quelques photos montrant les "grands enfants" venant chercher la bouillie pour les petits, la préparation et la distribution de bouillie.

Mme Zeine Maimouna Soumaye et Mme Aïssata Omar remercient beaucoup les donateurs.

Pour info, la compta à ce jour :
Les fonds collectés au 15 mai 2012 s'élèvent à 1185 Euros et se répartissent en :
Achats de farine 820 €, (soit 435 Kg de farine BAMiSA)
Achat matériel pour équiper le MBB : 260 €
Formation de 2 femmes à Fada N'Gourma : 105 €

 

Cameroun

à MBANG

Oto        Mbang

fabrication de sachets de BAMISA

Thiès

Formation sur la fabrication de la farine BAMiSA au SÉNÉGAL
Thiès du 9 au 20 août 2011

Des associations Sénégalaises se mobilisent.            

Quatre structures sénégalaises souhaitent mettre en place des productions de farines infantiles BAMiSA : le dispensaire Saint Jean de Cluny de THIES, l’ONG de NDEM BAMBEY, le groupement des femmes de GUEOUL LOUGA et le dispensaire catholique de  DAGANA.
L’Association de Promotion du Projet BAMiSA a répondu à leur appel en mettant en place une formation permettant  aux  membres de ces associations d’apprendre à fabriquer la farine BAMiSA, farine produite avec les ressources agricoles locales et selon des technologies traditionnelles, et à préparer de meilleures bouillies pour les enfants.
Madame Simone Soubeiga, responsable du projet BAMiSA au Burkina Faso a animé cette formation à THIES du 10 au 19 août. Huit femmes et trois hommes en ont bénéficié. Ainsi, c’est un pays du Sud qui partage son savoir faire avec un autre pays du Sud.

            groupe
mélange des matières premières                                                    membres ayant participés à la formation

voir le rapport de formation :

Titao

Premiers sachets de BAMISA à l'UPA de Titao

L’Unité de production artisanale de farine infantile appelée BAMiSA a été inaugurée le 9 décembre 2010. Ce bâtiment construit en grande partie grâce aux subventions de la Région Haute-Normandie et du Département de la Seine-Maritime permettra de lutter contre la malnutrition infantile sévère dans le Loroum.

le 26 mai 2011 est une date à retenir dans les annales de l'ASED et de l'ACC avec la fabrication des premiers sachets de bouillie BAMISA.
Un grand merci à tous ceux qui ont soutenu ce projet

voir le site de l'ASED : http://association.ased.free.fr/ASED/UPA_BAMiSA.html

ASED :Association Solidarité Enfants Défavorisés, ACC : Association Cri du Coeur

titao     titao

  titao  

 

COTE D'IVOIRE

toumodi

 

 

Le Centre de Santé de TOUMODI - KOKOUMBO a démarré la production de farine BAMISA. Cette UPA, mise en place par Soeur Perpétue Kiemtoré, Fille de Saint Camille, est la première UPA BAMISA en COTE D'IVOIRE. Soeur Perpétue était responsable de la fabrication de farine Misola à la Clinique Saint Camille de Ouagadougou.

Les démarches ont été faites auprès du Programme National de Nutrition de COTE D'IVOIRE dans la perspective de faire agréer Bamisa par le Ministère.

La Charte Bamisa a été signée le 26 septembre 2009 et les premiers échantillons sont en cours d'expertise.

CD du site disponible

Pour les personnes qui ont des accès internet difficiles, possibilité d'obtenir un CD.
Ce CD permet de visionner le site bamisagora.org sans être connecté.

Pour l'obtenir il suffit d'adresser une demande par mail à contact@bamisagora.org en indiquant votre adresse postale.
Ce CD est gratuit.

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