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Extrait du CR de mission de Zoé SEMARD et de Rémi SUCHON au Burkina, entre le 7 juillet et le 31 août 2010 pour l’APPB.
Passage concernant BOUGUI

Jeudi 15 juillet :
Zoé : Rencontre avec les maquis de Bougui et de Potiamanga.

BOUGUI : Les femmes étant toutes aux champs nous avons pu rencontrer uniquement les deux femmes responsables de la préparation de la bouillie.
Elles ont pu observer les grands progrès des poids des bébés depuis que le maquis a été mis en place, il y a trois ans de cela.
Les enfants qui prennent Misola ont entre 6 et 24 mois.
Préparation tous les jours l'année et deux fois par semaine pendant l'hivernage.
Environ 25 enfants, le nombre d'enfant concerné a diminué car les petits ont grandis et maintenant les femmes font en sorte de plus espacer les naissances.
Réduction à 10 FCFA pour un bol de bouillie grâce aux étudiants d'Épernay. Mais pas de réductions pour l'achat de sachets entiers à 600 Fcfa. Il faut réfléchir à la mesure dans laquelle il serait opportun de subventionner également ces sachets dans les zones cibles des maquis. Il est possible que des difficultés organisationnelles diminuent la présence aux distributions.
Suivit des enfants grâce à la prise des poids et mesures mensuelles au dispensaire de Fada, difficultés pour récupérer ces données car les femmes ne sont pas là et les poids sont écrits sur des carnets gardés à la maison. Une possibilité, Simone passe chaque mois dans les maquis pour faire un relevé des poids sur les carnets (impossible en période d'hivernage car les femmes ne sont pas là).
Les femmes pratiquent l'allaitement +++ aucune utilisation de tisanes et de la méthode de gavage depuis la disponibilité de la bouillie Misola. Les femmes donnent en parallèle des plats familiaux aux enfants lorsqu'ils sont un peu plus grands.
Concernant le malt, les femmes l'utilisent très correctement. Je les ai donc félicité, et j'ai réexpliqué l'importance de cette pratique et je les ai vivement encouragées à poursuivre.
Le maquis existe depuis environ 3 ans.

Problèmes soulevés:
- Durant la période d'hivernage les femmes sont au champs loin de villages et donnent donc rarement ou jamais la bouillie à leurs enfants. Il y a plusieurs possibilités, soit on trouve un financement pour baisser le prix du sachet de 600FCFA. Soit on achète deux vélos pour les 2 femmes gérantes afin qu'elles puissent quotidiennement aller dans les champs préparer pour les femmes. Coût d'un vélo : 35000 F l'unité. Les femmes sont d'accord, la proposition vient d'elles.
- Demande d'un appareil photo pour pouvoir prendre en photo les enfants à leur début de cure de Misola et à la fin de la cure, afin de voir l'évolution. Elles en avaient déjà parlé à Simone il y a quelques temps.
- Demande de bancs pour les femmes (environ 10), nous allons pouvoir rencontrer le menuisier de Fada.
(Un mail au sujet de ces demandes a été envoyé au responsable de l'association d'Epernay malheureusement sans aucune réponse).
Grands remerciements pour ce que l'on apporte!

POTIAMANGA
La personne qui devait prévenir les femmes de notre arrivée ne s'en est pas chargée. Nous pouvons quand même rencontrer les 2 femmes responsables de la préparation de la bouillie ainsi qu'un homme qui travail à la mairie.
Au départ difficultés pour vendre la bouillie dans le village. Depuis un an, cela marche beaucoup mieux depuis que Simone a fait une sensibilisation dans le village.
Préparation de la bouillie une fois par semaine le dimanche en même temps que la messe car les femmes viennent de loin pour aller à l'église. Nous discutons du fait qu'il faut augmenter cette fréquence de préparation de bouillie les jours de marché...
Environ 20 à 22 enfants prennent la bouillie. De 6 mois à 1an ou plus. Ils nous demandent réellement quel est l'age des enfants qui doivent prendre la bouillie.
De même qu'à Bougui, les enfants sont suivis chaque mois au dispensaire de Fada.
Les mamans utilisent le malt.
Les femmes du village ont habituellement de la bouillie Misola avec malt mais le mois dernier elles ont eu la bouillie Misola/Nutrifaso avec l'amylase industrielle. On a pu discuter avec les femmes des différences qu'elles ont perçu entre les deux, apparemment aucune.
L'allaitement est très bien fait dans le village et les bébés prennent aussi des plats familiaux lorsqu'ils grandissent un peu.
Le maquis est en place depuis 3 ans.
Le chef du village encourage les femmes.
Problèmes soulevés : Il y a deux villages séparés de plusieurs kilomètres, du coup peu de femmes peuvent avoir accès à la bouillie. Après l'hivernage les femmes responsables proposent de trouver deux nouvelles personnes et de les former dans le village proche. Ceci ne pourrait se faire avant environ 7 mois (à cause de l'hivernage). En attendant, si nous pouvions leur donner un vélo, la plus
jeune des femmes propose de se déplacer pour faire la bouillie dans l'autre village.
 

 

           

rd 19/10/10                       retour