OBJECTIFS de QUALITÉ
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03C |
version 29-05-2025 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La composition et la fabrication de la farine BAMiSA sont guidées par des objectifs de qualité bactériologique, de qualité chimique, d’efficacité liquéfiante de l’amylase naturelle et de conditionnement. Ces objectifs suivent les recommandations du CODEX ALIMENTARIUS FAO-OMS référencées dans la bibliographie. Cette expertise concerne les échantillons conditionnés dans les sachets normalisés BAMiSA® qui sont envoyés par les Acteurs BAMiSA au siège de l’APPB. Cette expertise a pour but de guider les Acteurs vers de meilleurs résultats et leur permettre d’atteindre les critères de qualité. Les farines des Acteurs BAMiSA qui ne conditionnent pas ou pas encore leur farine sous le nom de marque BAMiSA®, ont les mêmes critères de qualité pour la farine et pour l’amylase naturelle. Mais elles ne sont pas concernées par les critères de conditionnement. Ce document aborde d’autres aspects de qualité des farines: Les micronutriments, les qualités organoleptiques, les facteurs phyto-hormonaux, antinutritionnels et phyto-toxines, la bactériologie de l’amylase naturelle. Ces différents aspects ne sont pas pris en compte lors de l’expertise de la farine par l’APPB. La qualité chimique et bactériologique de la farine doit aussi être validée par les laboratoires des pays d’origine. Les analyses bactériologiques et chimiques effectuées par l’APPB ne sont pas des analyses « libératrices de lots ». 1. Critères Objectifs de qualité de la farine BAMiSA1.1 La qualité bactériologique de la farine BAMiSA Les sources bibliographiques ayant conduit à la détermination des critères bactériologiques sont données à l’annexe 1. 1.1 a La farine BAMiSA entre dans la catégorie des farines dites « à cuire » ou, selon le CODEX ALIMENTARIUS, des « produits déshydratés nécessitant un chauffage avant consommation ». Selon les pays et leur législation, les « limites microbiennes qui s’appliquent au produit sec», c’est-à-dire les germes recherchés et leur nombre considéré comme acceptable, peuvent être différents. L’APPB propose des critères de qualité définis à partir du Codex Alimentarius (2), de la législation française (3), des normes de quelques laboratoires africains ayant fait des analyses de farine BAMiSA (4) et des conseils du Laboratoire Départemental d’Analyse de Seine Maritime (LDA76) (5) qui fait les analyses pour l’APPB.
Critères de qualité bactériologique pour la farine BAMiSA. NB. Le dénombrement des germes anaérobies sulfito-réducteurs, n’est pas un critère retenu pour la farine BAMiSA, puisque la recherche de ces germes concerne la surveillance des denrées d’origine animale. (Les ‘’farines lactées’’, c’est-à-dire additionnées de lait en poudre sont soumises à ce critère.) La qualité bactériologique de la farine BAMISA est considérée comme ‘’satisfaisante’’ si la numération des 4 germes est inférieure à D et qu’aucune salmonelle n’est détectée. 1.1 b En fonction du ou des germes en excès, l’attention des producteurs est portée sur les points suivants pour les amener à améliorer la qualité bactériologique de leur farine : • Un excès de Germes Aérobies provient d’un défaut d’hygiène et d'un manque général de propreté des lieux et du matériel. • Un excès d’Entérobactéries provient de contaminations fécales, le plus souvent par des déjections animales. La proximité d’animaux (insectes, mouches, rongeurs, lézards, volaille, oiseaux, chauves-souris, chèvres,…) doit être absolument évitée. • Un excès de Staphylocoques provient de probables contaminations, soit par des mains portant de petites plaies toujours plus ou moins infectées, soit à partir d’un portage naso-pharyngé asymptomatique de staphylocoque. L’éloignement temporaire de telles personnes ou le port de gants, pour les phases propres, est alors nécessaire. Le port d’un masque est une façon de limiter les contaminations lors de la parole ou de la toux. Le masque évite aussi la mise en contact des doigts avec les narines. • Un excès de Moisissures provient, le plus souvent, d’une contamination lors de la mouture. En effet les moulins sont difficiles à nettoyer parfaitement, en particulier si ce moulin sert aussi à écraser des grains humides. Des moisissures peuvent se développer à l'intérieur et contaminer la farine lors de la mouture. Le nettoyage régulier et minutieux du moulin est donc une mesure essentielle. • La présence de Salmonelles provient des mêmes sources de contaminations que celles des entérobactéries. 1.1.c Afin de guider les producteurs de farine et de mesurer leur progression dans le respect des mesures d’hygiène, l’APPB propose une ‘‘échelle bactériologique qualitative’’. Cette échelle classe chaque germe, en fonction de son dénombrement par rapport à la ‘’valeur critère ‘’D’’. Cette échelle va de « +2 », qualité très satisfaisante », à divers degrés de qualité insuffisante de « 0 à -3 ». Rappelons que la qualité globale de la farine est déterminée par le germe dont le dénombrement est le plus mauvais.
* dont Escherichia, Shigella, Klebsiella, Salmonella Echelle bactériologique qualitative des farines en fonction du critère D. NB. Contrairement aux farines dites « instantanées », le dépassement du critère D ne signifie pas que la farine ‘’à cuire’’ est impropre à la consommation puisque qu’elle sera consommée sous forme de bouillie et donc décontaminées par la cuisson. 1.2 La qualité chimique de la farine BAMiSA 1.2 a La farine BAMiSA entre dans la catégorie des farines enrichies ou composées (de plusieurs ingrédients), à cuire et 100% végétales. Les recommandations Codex Alimentarius ont déterminé le choix des ingrédients : le petit mil, le soja et l’arachide. La proportion des ingrédients est ajustée de façon à obtenir une farine de haute teneur en protéines d’indice chimique élevé (notamment richesse en lysine) et de haute teneur en matières grasses. Le petit mil est la céréale à préférer mais il peut être remplacé par une autre céréale dans les zones où il n’est pas disponible ou trop cher. L’utilisation de soja est indispensable en raison de sa très haute teneur en matières grasses donc en énergie. Le soja ne peut être remplacé par le haricot niébé ou le haricot mungo pour la fabrication de la farine BAMiSA. Par soucis d’autonomie, de reproductibilité artisanale et familiale et de compatibilité avec l’éducation nutritionnelle, tous les ingrédients nécessaires proviennent des ressources agricoles disponibles localement, ou régionalement pour le soja. Pour les mêmes raisons, aucun intrant industriel (tels que amylases, micronutriments minéralo-vitaminiques, arômes, ….) n’entre dans la composition de la farine.
Soja et arachide ont un faible pouvoir épaississant. Le choix des ingrédients de la farine BAMiSA. 1.2 b Les proportions entre ces trois ingrédients grillés se résument au nombre « 621 », c’est à dire 6 parts de céréale, 2 parts de soja et 1 part d’arachide. Plus précisément, les proportions des ingrédients sont : Céréale grillée 60%, Soja grillé 20%, Arachide grillée 10%, Sucre 9%, Sel iodé < 1%.
Critères de qualité chimique pour 100g de farine BAMiSA La qualité chimique de la farine BAMISA est considérée comme ‘‘bonne’’ si ces 5 critères sont respectés. 1.2 c Les qualités chimiques de la farine BAMiSA sont les suivantes : La teneur en protéines élevée, d’indice protéique proche de 80, est obtenue grâce à la grande richesse du soja en lysine. Cette teneur répond aux normes du CODEX qui mentionnent: « La teneur en protéines doit être de l’ordre de 15 g par 100 g de produit, sur la base du poids sec ». Il n’y a pas de limite supérieure pour la teneur en protéines. La teneur en matières grasses élevée, est obtenue par l’association de deux légumineuses-oléagineuses, qui représentent 30% des ingrédients. Leurs lipides sont riches en acides gras insaturés essentiels (Oméga 3 et 6). Il n’y a pas de limites supérieures pour la teneur en lipides. La teneur en glucides est maintenue dans une fourchette volontairement assez basse. Le taux d’humidité faible est particulièrement déterminant pour garantir une longue conservation de la farine, en limitant le développement des moisissures en particulier. La farine BAMiSA est deux à trois fois plus sèche que la plupart des farines non torréfiées. Le taux de cendre reflète la quantité de matières minérales. Les cendres proviennent des minéraux naturellement constitutifs des ingrédients (Calcium, fer, silice, ..), et du sel iodé ajouté. La valeur énergétique élevée est la résultante des objectifs précédents. 1.2 d Si les qualités chimiques ne sont pas atteintes, • La première démarche est de vérifier que les proportions du mélange (ingrédients grillés, sucre et sel) ont été bien respectées. Se référer au Document 03 G « Aide-mémoire 621 ». • La qualité chimique peut dépendre de la qualité des grains (de leur variété). Les grains immatures au moment de la récolte n’ont pas atteint leur charge maximum en protéines et en matières grasses. Leur utilisation peut être à l’origine d’une moins bonne qualité chimique. • L’excès d’humidité est un problème qu’il faut absolument résoudre. • Un excès de matières minérales peut être dû à la présence de poussières, de sable, de petits cailloux qui n’auraient pas été éliminés par un lavage et un tri soigneux. Se méfier également du vent lorsqu’il est chargé de poussières de sable. 1. 3 La ‘‘Qualité’’ de l’Amylase Naturelle (AN) L’AN conditionnée avec la farine BAMiSA doit permettre la préparation de BCL. La qualité de l’AN est donc un critère d’expertise important. Evaluer la qualité d’une AN, c’est comparer le changement de consistance d’une bouillie concentrée avant et après l’ajout d’AN. La mesure de la Vitesse d’Ecoulement (VE) permet une évaluation précise. (Voir annexe 2) La qualité de l’AN est appréciée de deux façons : Son efficacité liquéfiante sur la bouillie et son activité amylasique sur une bouillie standard. 1.3 a L’efficacité liquéfiante de l’AN sur la bouillie Lors de l’expertise des sachets de farine, la mesure de VE est faite sur une bouillie liquéfiée selon la recette « 60 g de farine du sachet + 200 ml d’eau » en la liquéfiant avec 0,5 g d’AN du même sachet. Le changement de consistance observé correspond à ce qui se passera lors de la préparation de la BCL pour les jeunes enfants.
Echelle d’efficacité liquéfiante de l’Amylase Naturelle Pour satisfaire aux critères de qualité, l’efficacité liquéfiante de l’AN NB. Il est généralement admis que, pour pouvoir être consommée sans difficulté par un jeune enfant, la VE d’une bouillie doit être supérieure à 60mm/30sec. 1.3 b L’activité amylasique de l’AN sur la bouillie standard. L’AN est aussi testée sur une bouillie standardisée préparée avec « 20 g de farine Maïzéna® + 200 ml d'eau ». Cette farine de maïs est connue pour son pouvoir épaississant). La VE mesurée après liquéfaction de cette bouillie épaisse de Maïzéna par 0,5 g de la même AN évalue l’activité amylasique de l’AN. Cela donne une information complémentaire, indépendante de la nature variable des amidons de la farine BAMiSA Pour que l’activité amylasique de l’AN soit qualifiée de forte, la VE obtenue après liquéfaction de la bouillie Maïzéna doit être > 120 mm/30sec Les résultats de VE pour le pouvoir de liquéfaction et l’activité amylasique peuvent être discordants. La différence constitutive des amidons des farines en est l’explication. (voir annexe 3). Un très bon résultat de la VE activité amylasique indique que l’AN est efficace. 1.3 d Vérification de l’efficacité liquéfiante de l’amylase naturelle. Avant la mise en sachet de l’AN, le producteur de farine réalisera une BCL afin de s’assurer, que l’efficacité liquéfiante de l’AN est bonne, c’est-à-dire que la BCL est nettement plus fluide que la BC. 1.4 Le conditionnement Le conditionnement doit être étanche et résistant pour permettre à la farine de garder toutes ses qualités chimiques et bactériologiques, en restant bien sèche et à l’abri des effractions. Il doit être aussi bon marché pour ne pas augmenter inutilement le prix de revient du produit fini. Pour ces raisons l’APPB a fait le choix de conditionner la farine dans des sachets de Poly-Ethylène Haute Densité (PEHD) épais de 60μ et thermosoudables. Le petit sachet d’amylase naturelle prend place dans le compartiment réservé à cet effet au sommet de ces sachets. L’APPB met à disposition des UPA des sachets de conditionnement normalisés BAMiSA® fabriqués au Sénégal, au Burkina ou au Cameroun. Les sachets normalisés BAMiSA® portent les informations nécessaires aux utilisateurs, en conformité avec les recommandations du Codex Alimentarius (1). Une place est laissée sur le sachet pour que le producteur puisse inscrire ses identifiants, soit à la main, soit avec une étiquette autocollante pré-imprimée. Cinq critères de conditionnement sont pris en compte lors de l’expertise :
Le Document 03 J « La farine BAMiSA, Conditionnement et étiquetage » développe ces points. 1.5 Lors de l’expertise, quelques autres observations sont faites sur l’étiquetage, la farine et la bouillie, sans être prises en compte dans les critères de qualité. Il est souhaitable d’inscrire le prix de vente à l’endroit prévu sur le sachet,
2. Autres aspects de qualité de la farine BAMiSA 2.1 Les micronutriments. La farine BAMiSA n’entre pas dans la catégorie des farines dites ‘’fortifiées’’. Chaque ingrédient apporte ses minéraux et ses vitamines.
Teneur minérale de la farine BAMiSA par 100g et pour 100 Kilocalories. Le fait que la farine BAMiSA ne soit pas ‘’fortifiée’’ par l’ajout d’intrants lors de sa fabrication ne doit pas être un motif pour la disqualifier comme farine infantile destinée à la prévention et au traitement de la malnutrition. L’ajout de micronutriments à la farine BAMiSA est possible et fait l’objet d’une procédure décrite dans le. Document 03 I « La farine BAMiSA Fortification » La farine BAMiSA est destinée à être consommée sous forme de Bouillie Concentrée Liquéfiée (BCL) dont la concentration en micro nutriments se trouve triplée ou quadruplée par rapport aux bouillies familiales ordinaires. Ces BCL peuvent être enrichies par l’ajout d’ingrédients locaux riches en micronutriments ou être fortifiées par l’ajout, dans l’une des bouillies de la journée, d’une dose de micronutriments. (Cf. Document 02 H « La fortification des bouillies »). 2.2 Qualités organoleptiques de la farine Ce sont : l’odeur, la couleur, la granularité La couleur est déterminée en grande partie par le degré de grillage. Elle va de jaune ivoire à beige brun. 2.3 Facteurs phyto-hormonaux, antinutritionnels et phyto-toxines, Conservateurs, Aromes. Facteurs phyto hormonaux. Le soja est connu pour contenir des phyto-oestrogènes. Il est, pour cette raison, considéré à tort par certains, comme impropre à la consommation humaine. En réalité, les phyto-oestrogènes ne sont pas des œstrogènes. Ils n’ont pas, chez l’humain, de récepteurs capables d’induire un dysfonctionnement hormonal. Aucune étude n’a montré d’effet négatif de leur consommation ni chez l’homme, ni chez la femme, ni chez les jeunes enfants. Les facteurs antinutritionnels. Le soja contient des antitrypsines et des antihémaglutinines (Lectines). Les phyto-toxines Les aflatoxines présentent un danger sanitaire du fait de leur hépato-toxicité. Elles ne sont pas détruites par le grillage ni par la cuisson prolongée. Les graines d’arachide tachées de noir, contaminés par la moisissure ‘’aspergillus’’ sécrétrice d’aflatoxines, sont bien identifiées comme impropres à la consommation. Pour que le taux d’aflatoxine soit le plus faible possible, l’UPA doit s’approvisionner en grains de bonne qualité (non moisis), les conserver à l’abri de l’humidité. lors de la préparation des grains, éliminer visuellement le maximum de graines porteuses de moisissures lors du tri. Le lavage doit se faire jusqu'à ce que l'eau soit bien claire. Le dosage des aflatoxines n’est pas effectué lors des expertises en raison du coût élevé de cette analyse. Conservateurs, Arômes, Aucun conservateur ni arôme artificiel n’est ajouté à la farine lors de la fabrication. Sa conservation repose sur un taux d’humidité très bas et un conditionnement étanche à l’air qui limite l’oxydation des aliments. L’arachide grillée est connue pour développer des arômes naturels généralement appréciés. A noter aussi que l’ajout de patate douce, si c’est cette amylase naturelle qui est utilisée pour la liquéfaction, apporte un arôme naturel agréable. 2.4 La bactériologie de l’Amylase Naturelle (AN). Les AN ne peuvent pas être décontaminées par un traitement par la chaleur qui détruirait les amylases. Même préparées avec le maximum d’hygiène, comme décrit dans le Document 04 « La préparation des amylases naturelles pour la bouillie », elles ne sont pas exemptes de germes ce qui pourrait poser un problème aux Services d’hygiène. Cette impasse réglementaire doit être mise en regard des bénéfices des BCL. D’une part, la petite quantité d’AN t ajoutée à la bouillie chaude est très peu contaminante et cette contamination n’a pas plus d’incidence que la contamination inévitable du bol ou de la cuillère. D’autre part, la liquéfaction de la bouillie permet qu’elle soit bue entièrement et rapidement. Cela évite qu’elle ne soit exposée trop longtemps au milieu extérieur avant d’être consommée, évite le contact avec les doigts qui eux sont très contaminants (la bouillie épaisse est parfois mangée à la main). Cependant, si la bouillie concentrée liquéfiée n’est pas consommée rapidement après sa liquéfaction, il est demandé, par mesure de précaution, de la rebouillir brièvement. 2.5 Nomenclature de transformation La farine BAMiSA et l’AN ne sont pas des aliments industriels mais artisanaux. Elles peuvent être considérées comme des aliments légèrement transformés (NOVA 2) qui peuvent être préparés à domicile. Annexes.Annexe 1 - La détermination des critères bactériologiques d’expertises. – La flore aérobie mésophile à 30°C représente l'ensemble des germes aérobies trouvés dans un aliment. - Les enterobacteriaceae à 37°C comprennent les Escherichiae dont Escherichia Coli, les Klebsielleae, les Proteus, les Yersiniae, les Salmonelleae. Ce sont les ‘’germes fécaux’’ présents dans les tubes digestifs des animaux et de l'homme. – Les staphylocoques à coagulase + à 37° (Staphylocoques aureus ou dorés) sont des germes qui peuvent se trouver sur la peau et dans le nez. Le critère retenu par l’APPB pour les staphylocoques à coagulase + est de – Les moisissures à 25°C (Flore fungique) sont dénombrées car certaines d’entre elles secrètent des toxines. – Les salmonelles sont des entérobactéries particulières dont certaines sont très pathogènes. Annexe 2 - A propos de la Vitesse d’Ecoulement (VE). Nous proposons une échelle de correspondance « Consistance / VE ».
Echelle de correspondance Consistance / VE. Annexe 3 - A propos de la Nature des amidons et des amylases. La nature des amidons est différente selon les variétés de céréales et varie avec leur degré de maturité. Ces différences portent en particulier sur la proportion amylose/amylopectines Ces différences expliquent que les bouillies puissent avoir des consistances différentes bien que préparées avec une proportion eau/farine et un temps de cuisson identiques. Ces différences expliquent aussi que leur dégradation (liquéfaction) soit plus ou moins rapide et complète par l’AN. On observe, par exemple, que les bouillies de petit mil sont moins épaisses que les bouillies de maïs et qu’elles se liquéfient plus facilement. Il est donc souhaitable que la nature de la céréale utilisée soit inscrite sur le sachet. Les amylases naturelles sont également diverses. Se distinguent particulièrement les Alfa amylases et les Béta amylases. De plus, des amylases peuvent être présentes naturellement dans les céréales très mûres, se retrouver dans la farine et rendre ainsi la bouillie moins épaisse. C’est le cas par exemple de céréales qui auraient commencé à germer sur pied ou après récolte. C’est pourquoi les « farines maltées ou diastasées », préparées avec des céréales germées n’épaississent pas. L’efficacité amylasique d’une AN met en évidence l’ensemble de la réaction d’une amylase particulière sur un amidon particulier, celui d’un lot de farine, ce que ne fait pas un dosage d’amylase de laboratoire. Enfin, la liquéfaction obtenue dépend d’avantage de la qualité de l’AN que de sa quantité. L’augmentation de la quantité d’AN dans la bouillie encore chaude peut cependant augmenter un peu le degré de liquéfaction. Mettre de l’amylase industrielle dans une farine (farines amylasées) expose à des variations de viscosité des bouillies difficiles à contrôler Annexe 4 - A propos du sel iodé. Les "sels iodés" perdent leur iode au cours du temps. C'est pourquoi, l'UNICEF recommande de vérifier la valeur en iode des sels utilisés dans l'alimentation avec des ‘’tests rapides’’. L'iode dans le sel iodé doit être supérieur à 15 ppm (parties par million). L’iode colore l’amidon Ces tests rapides sont des petits flacons contenant de l'amidon en solution titrée. Quand une goutte de la solution est mise sur du sel, l'amidon de la solution devient violet, plus ou moins foncé en fonction de la quantité d'iode contenu dans ce sel. Certains kits fournissent une échelle colorée qui permet, par comparaison, d'évaluer la quantité d'iode dans le sel. Il serait souhaitable que les UPA puissent s'assurer que le sel iodé est encore réellement iodé. Pour cela il existe des kits faciles à utiliser et bon marché (Rapid test kits (RTKs), en principe disponibles auprès de l'UNICEF ou de World Vision (3). Mais, en réalité, nous n’avons pas réussi à en trouver. http://www.wvi.org/nutrition/article/salt-iodisation. Bibliographie.Les documents de référence du CODEX ALIMENTARIUS FAO-OMS Références complémentaires
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